Il est là, devant moi. Majestueux et emblématique. C’est mon premier contact avec Rome : le Colisée. Je respire et je ferme les yeux pour retrouver mon calme, puis je les ouvre pour l’admirer. Je suis émue !

Je tourne autour, je le photographie, des parties sont masquées d’échafaudages. Pas de chance. Mais je lui pardonne. Achevé en l’an 80 après Jésus-Christ, il a tout de même atteint l’âge vénérable de 1935 ans. Alors, normal qu’il ait besoin de petites cures de remise en forme. Les détériorations qu’il a subies lui ont essentiellement été infligées par les séismes et les pilleurs de pierre, m’apprend-on.

Je fais le tour du Colisée au moins deux fois, lentement. Puis je dois me résigner à m’éloigner, il y a tant de choses à voir.

Le Colisée de Rome, une splendeur

L’ancien forum romain

Remontant, à pied, la Via Dei Fori Imperiali, l’avenue inaugurée par Mussolini en 1932 traverse l’aire archéologique des ruines de l’immense forum qui a été le centre de la ville, là où est née Rome la magnifique. La superficie, les structures et le nombre de bâtiments témoignent encore avec éclat de la grandeur de celle qui a été la capitale du monde à l’époque de l’empire romain. On peut longer l’ancien forum romain ou on peut y descendre et le visiter de plus près encore. Plusieurs bâtiments sont en contrebas de l’avenue, à ciel ouvert.

Une partie des ruines du Forum

Le Capitole

Poursuivant ensuite notre marche sur la Via Dei Fori Imperiali, on arrive à la colline du Capitole, dont la place fut dessinée par Michel-Ange lui-même.

Le monument di Vittorio Emanuele

Place du Capitole, on admire les statues de Castor et Pollux, ces dieux jumeaux de la mythologie grecque, puis on marche Via di San Marco jusqu’à la Piazza Venezia pour admirer le monument à Vittorio Emanuele qui rend hommage au premier roi de l’Italie unifiée. Le bâtiment, tout en marbre blanc avec colonnes et fontaines est imposant. Même si sa construction et son allure ont été contestées, il fait maintenant, semble-t-il, la fierté des romains.

Le monument à Vittorio Emanuele

La fontaine de Trévi

La Via del Corso passe à côté du monument, on y poursuit notre marche vers Via della Muratti qui nous conduit vers la fameuse fontaine de Trévi. Où… déception des déceptions… elle est fermée pour rénovation. On ne peut la voir qu’à travers des vitres et des clôtures qui la barricadent. Bon… faut trouver un aspect positif… nous aurons donc une bonne raison de revenir à Rome car ce qu’on aperçoit malgré tout laisse deviner une splendeur.

La Fontaine de Trevi… en réparation. Faudra absolument revenir pour la voir dans toute sa splendeur

L’après-midi s’achève. Six heures qu’on marche sous le soleil cuisant di Roma. Nous avons mérité l’apéro et les pastas et le vino. Où ? Les terrasses abondent, il n’y a qu’à en choisir une et savourer. Si le coût de la vie est relativement bas dans le sud de l’Italie, ce n’est pas le cas à Rome, surtout dans les quartiers fréquentés par les touristes. Souper dans le voisinage du Colisée, ça n’a pas de prix et pour le reste, il y a les cartes… attention ! Informez-vous avant de commander car on ne les accepte pas partout.

Le musée du Vatican

Notre deuxième journée commence au musée du Vatican, même si on nous conseille de nous y rendre plutôt à l’heure du dîner, moment où les files d’attente raccourcissent. Comme il s’agit de notre impératif de la journée et que nous voulons être certains de le voir, nous sommes là vers 9 h, pire moment car c’est l’heure d’entrée des groupes qui, allez savoir pourquoi, question de supporter le tourisme organisé je suppose, ont une ligne réservée et passent devant les individus. On nous offre d’ailleurs de joindre un de ces groupes, cent fois plutôt qu’une, jusqu’au harcèlement, mais nous tenons bon et refusons. Nous nous en tirons avec un peu plus d’une heure d’attente, ce qui nous semble pas si pire vu l’affluence.

L’attente en valait la peine. Une fois bien équipés avec nos écouteurs et le plan des lieux, les salles d’exposition que nous traversons sont d’une richesse éblouissante. On peut y voir des œuvres, des sculptures, des fresques, des mosaïques et autres objets. Il y en a tant, qu’il faut faire un choix selon ses intérêts, à moins de vouloir y consacrer la journée entière. Tout cela pour 15 euros, c’est tout-à-fait raisonnable. Mon coup de cœur : la galerie des cartes géographiques. Éminemment magnifique !

Toute visite au musée du Vatican passe par la Chapelle Sixtine. Si son apparence est moins spectaculaire que les autres salles, s’y trouver, sous le plafond peint par Michel-Ange, en ce lieu où se déroulent les conclaves pour élire un pape amène aussi un moment d’émotion. Il faut savoir qu’on ne peut pas s’attarder dans la Chapelle Sixtine, dix à vingt mille personnes y passent chaque jour, et les gardes, omniprésents, obligent les visiteurs à circuler. Ne vous avisez pas de prendre des photos, c’est interdit et cette consigne est prise au sérieux par les gardiens qui peuvent expulser sur le champ qui ne s’y conforme pas.

Au sortir, vers midi trente, nous constatons qu’effectivement, il n’y a plus de files d’attente. Pastas dans une trattoria de la rue voisine puis, go… vers la basilique.

La Place Saint-Pierre

Oh ! la ! la ! Elle est majestueuse la Place Saint-Pierre. Je n’en crois pas mes yeux ! Je suis devant le célèbre balcon sur lequel sort le pape pour s’adresser à la foule, que j’ai vu tant de fois en photo ou à la télé. Re-file d’attente, au gros soleil, je transforme mon parapluie en mini parasol… 45 minutes et nous sommes à l’intérieur. Grandiose ! J’ai les larmes aux yeux. C’est immense, c’est riche, c’est beau. Je me recueille, je remercie du privilège que j’ai de me trouver à cet endroit.

Nous prenons ensuite la grande avenue droit devant la place Saint-Pierre vers le bord du Tibre, que nous longeons jusqu’au Sant’Angelo Castle, aujourd’hui musée mais autrefois un mausolée que l’empereur Hadrien a construit pour sa famille.

Magnifique ce pont

Entre le château et le Ponte Cavour, un peu plus loin, l’architecture des bâtiments qui font face au Tibre est magnifique. Nous traversons le pont, prenons Via del Corso, puis Via delle Carrozze vers la Place d’Espagne pour voir son escalier… que finalement on ne voit que très peu tant il y a de gens assis sur ses marches.

Dix sept heures, c’est le moment de flâner dans les ruelles animées qui bordent la Place d’Espagne où nous prendrons notre dernier repas terrasse en terre d’Italie. Pour cette fois-ci, car nous nous faisons la promesse : nous reviendrons. Arriverderci Roma.

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