Bordée par le Rhin, l’Alsace est une région française qui a pour voisines l’Allemagne et la Suisse. Une proximité qui se voit dans l’architecture et qui se goûte dans la cuisine locale.

L’Alsace, c’est un territoire de quelques 8 000 km carrés où nature, forêt et montagnes (celles des Vosges) sont omniprésentes. L’Alsace, c’est aussi une route des vins – plus de cent kilomètres – des vignobles qui entourent de charmants villages aux maisons colorées et fleuries.

 En Alsace, on a souvent l’impression de se promener dans une carte postale. Des rues entières de maisons roses, bleues, ou jaunes, avec des toits en pignons et des colombages apparents, des volets de bois et des fleurs à chaque fenêtre. Pas de repos pour la caméra, c’est peut-être l’une des régions les plus photogéniques de la France.

Ici on entend parler autant la langue de Molière que celle de Karl Marx, de nombreux Allemands travaillent en Alsace ou viennent, en vacances, y passer quelques jours. Au fil des guerres, l’Alsace s’est d’ailleurs retrouvée en alternance territoire français et territoire allemand, la dernière libération ayant eu lieu en 1945.

Des villages remarquables

Si plusieurs villages sont charmants et accueillants, certains sont absolument remarquables. C’est le cas d’Eguisheim, par sa forme d’abord, il est construit en cercles concentriques et colorés, autour du château octogonal du 13ième siècle (aujourd’hui en ruine), mais les petites rues, elles, sont toujours bien vivantes. De l’autre côté des remparts, c’est déjà le vignoble où sont produits deux grands crus : l’eichberg et le pfersigberg.

Eguisheim. Si vous ne pouvez voir qu’un seul village en Alsace, c’est celui-là.

Une quinzaine de km au nord, Kayserberg, lieu de naissance d’Albert Schweitzer, séduit dès l’entrée par le magnifique tableau que forment les maisons qui bordent la Weiss. Le ravissement se poursuit sur l’avenue du Général de Gaulle où on a l’impression de circuler dans un village de jouets. Kayserberg est aussi célèbre pour son marché de Noël. Le schlossberg, vin de l’endroit, à été le premier à bénéficier de l’appellation grand cru d’Alsace.

Kayserberg

Presque voisine, à moins de 10 km, la cité médiévale de Riquewihr a été épargnée de la destruction durant les deux guerres mondiales, et on peut toujours passer la porte de la ville sous le Dolder (le point le plus haut) érigée au XIIIe siècle, puis se laisser charmer par les maisons aux magnifiques colombages et oriels sculptés, les cours intérieures, les vieux puits et les fontaines.

Riquewhir

Revenant vers le sud sur une vingtaine de km, c’est Colmar que l’on visite en barque fleurie dans la Petite Venise. Puis, à pied, passant par le Quai de la poissonnerie et le pont sur la Lauch, on se dirige vers le quartier des tanneurs où, aux XVIIe et XVIIIe siècle, on faisait sécher les peaux dans les greniers aérés des hautes maisons de bois.

Colmar

Des monuments historiques

Passant par l’Alsace il faut assurément s’arrêter au Château du Haut-Koenigsbourg, une forteresse perchée sur un éperon de grès. Ce monument, d’où l’on pouvait surveiller toutes les routes au temps des invasions, illustre bien l’importance stratégique de la région. On peut encore traverser les cours, les tours, les passerelles et les escaliers en colimaçon, la salle d’armes, le Haut-Jardin, puis le bastion d’où l’on a une vue panoramique sur les environs.

L’impressionnant château Haut-Koenigsbourg

Dans le centre historique de Strasbourg, la Cathédrale Notre-Dame, trésor gothique millénaire puisque sa construction a commencé en 1015, impressionne avec ses pierres en grès rose des Vosges et sa longue flèche de 142 mètres qui donne à l’édifice une silhouette particulière. À l’intérieur, vitraux, statues et sculptures impressionnent tout autant, de même que l’horloge astronomique, où la mort, représentée par un squelette, vient sonner le passage de chaque heure.

Géante, la cathédrale de Strasbourg

De la cathédrale, on se dirige ensuite vers l’Ill et on se balade au bord de l’eau vers le quartier Petite France passant par le Pont St-Martin d’où la vue sur le quartier des tanneurs, les moulins, les barrages et les écluses est vraiment belle.

Le quartier Petite France à Strasbourg

L’Alsace gastronomique

La gastronomie alsacienne ne ressemble en rien à la cuisine française traditionnelle. Partout, le midi, le soir, en entrée ou en plat principal, vous trouverez la flammekueche, cette tarte flambée à croûte mince qui se décline en plusieurs versions, celle garnie de petit oignons, de lardons grillés et de fromage blanc est en quelque sorte la classique. Autre plat typique : le baeckeoffe, une potée de cubes de porc, d’agneau et de bœuf entre des couches de pommes de terres émincées et marinées au vin blanc, alsacien, cela va de soi. Et comme en Alsace, on a toujours un pied au bord de l’Allemagne, la choucroute est aussi omniprésente.

Sur l’assiette à fromages, on trouvera le Munster, au lait cru, à pâte molle et à croûte lavée, une appellation contrôlée depuis 1978, fabriqué à partir du lait des vaches vosgiennes et affiné pendant un mois. Charcuterie et foie gras sont également partout à l’honneur.

Les Alsaciens se sucrent le bec avec le kugelhopf, une brioche aux raisins secs et amandes ou avec les pains d’épice au miel. On trouve souvent ces douceurs au petit déjeuner.

L’Alsace vinicole

Trois vins d’appellation contrôlée sont produits en Alsace, soit Alsace grand cru, Alsace et Crémant d’Alsace. On trouve un seul vin rouge fait de pinot noir.

Les principaux cépages qui entrent dans la composition des vins blancs d’Alsace sont le riesling (sec et vif), le gewurztraminer (doux aux arômes de litchis et d’ananas), le sylvaner (fin, léger et rond), le pinot blanc (puissant, dense et rond) et le muscat. Les crémants effervescents sont élaborés selon la méthode traditionnelle, on trouve le blanc, le rosé, plus rare, à servir avec le dessert, ainsi que le Chardonnay, subtil, fin et racé.

5 bonnes adresses pour savourer l’Alsace

Brasserie à l’ancienne douane – 6, rue de la Douane, Strasbourg. Sur la terrasse au bord de l’eau, partager l’ardoise de charcuterie paysanne : pâté de foie de canard, brie de chèvre, boudin et pastrami.

Au Pont Saint Martin – 15 rue des Moulins, Strasbourg. Demander une table sur la petite terrasse suspendue au-dessus de l’Ill pour une ambiance romantique à souhait. Le chausson au Munster en entrée et le coq au riestling sont savoureux.

L’Auberge des remparts – 3 rue du Rempart sud, Eguishem. Jolie terrasse autour d’une fontaine, un bon endroit pour la cuisine typique comme la choucroute, les généreuses tartes flambées ainsi que la tarte aux myrtilles garnies de crème fouettée et de fruits.

Aux ducs de Lorraine – 16, route du vin, Saint-Hippolyte. Une magnifique terrasse au cœur du vignoble et une cuisine régionale un brin gourmande.

Au bœuf rouge – 6 rue du Docteur Stoltz, Andlau. Ici le kougelhoff est aux escargots et la tarte flambée au magret de canard fumé. Mais on trouve également la typique galette de pomme de terre ou la palette de porc. Le restaurant loge dans une bâtisse du XVIe siècle qui a gardé son cachet, en plein cœur du village.

D’autres articles sur la France:

http://boomersenvoyage.net/2017/04/21/coups-de-coeur-pour-la-france/

http://boomersenvoyage.net/2017/04/27/coups-de-foudre-pour-la-corse/

 

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