On appelle l’Alaska la dernière frontière. Une belle rencontre avec l’histoire de la ruée vers l’or et avec l’immensité sauvage.

Ketchikan

Après un départ en soirée du port de Vancouver et une journée complète de navigation, terre en vue !  Nous voilà à Ketchikan, notre premier contact avec l’Alaska.

Agréable promenade dans Creek Street, ambiance et allure typique d’une ville du grand nord. Dans la rivière, on voit sauter des dizaines de saumon.

À Ketchikan, on peut aussi visiter le Totem Heritage Center, prendre un café sur une terrasse, et marcher au bord de l’eau. Les villes d’Alaska sont petites et isolées les unes des autres, certaines inaccessibles par la route, il ne faut pas s’attendre à une vie urbaine très élaborée. C’est un contact avec une autre façon de vivre.

Juneau

Aujourd’hui, nous prenons une excursion qui nous mènera vers trois endroits. D’abord un couvoir de saumons où nous en apprendrons beaucoup sur cette espèce.

Voulez-vous voir des saumons par milliers ?  C’est l’endroit. Impressionnant.

Celui-là, nous l’avons photographié dans un aquarium. On nous a dit que le pauvre souffrait d’une maladie oculaire.

Vue en hauteur sur la région de Juneau et tout au loin, notre bateau ancré.

Deuxième arrêt de notre excursion, les magnifiques Glacier Gardens dans la forêt nationale Tongass, une importante réserve de grands arbres des États-Unis. C’est tellement joli, ces bouquets de fleurs au sommet des arbres.

Puis, notre excursion nous amène au Mendenhall Glacier qui recule dramatiquement depuis quelques années. Ça fait réfléchir sur les effets des changements climatiques. Pour visionner un court film choc sur la fonte du  Mendenhall Glacier : Voir le Mendenhall glacier

Les glaciers ont perdu 30% de leur masse depuis 50 ans et un grand nombre d’entre eux auront disparu d’ici dix ou vingt ans, déplorent les scientifiques qui les observent.

Après l’excursion, nous terminons l’après-midi au Red Dog Saloon. Party time, nous adorons !  Un endroit où se prendre pour un aventurier en pleine ruée vers l’or, car les classiques de l’époque reconstituent agréablement l’ambiance : sciures de bois au sol, des centaines d’objets d’autrefois au mur, le vieux chanteur western rigolo, la bière froide, l’assistance qui rit et qui chante, les serveuses aguichantes qui rangent les billets dans les profondeurs de leur décolleté.
Impossible de manquer le Red Dog saloon à Juneau, il est à un coin de rue du port où il a été déménagé en 1988, tel quel, comme il était quand il offrait la table et l’hébergement au temps du ragtime, un peu plus loin du port. Tout à été replacé le plus fidèlement possible. On comprend, bien entendu, le pourquoi du déménagement, car en été, les clients du Red Dog saloon débarquent par centaines des bateaux de croisière. La salle est pleine de touristes qui entament You are my sunshine ou Blueberry Hill avec le chanteur; bref, on s’y amuse ferme en pensant aux chercheurs d’or qui sont probablement venus y dilapider leur pécule au retour de longues périodes d’isolement sans femmes ni alcool.

Skagway

À Skagway, nous choisissons l’incontournable montée vers White Pass Summit en train d’époque sur une route ferroviaire construite en 1898 pendant la ruée vers l’or. Grimper puis redescendre les 2 865 pieds d’altitude jusqu’au sommet du White Pass,  c’est une ballade de 40 milles  à travers tunnels, rails sur des structures suspendues entre ciel et terre et panoramas grandioses de cascades et de chutes.

Malheureusement pour nous, le brouillard épais nous empêchera de profiter des points de vue époustouflants de cette randonnée. Que voulez-vous…  la météo est souvent une sorte de loterie… Nous avons fait la croisière en juillet et avons appris que le risque de brouillard y est plus élevé qu’en juin.

C’est notre navire, au bout de la rue. Notre havre de luxe où nous vivons de merveilleux moments.

En après-midi, promenade dans les rues de Skagway. Chéri, je pense que nous sommes rendus au bout du monde…  Mais c’est charmant !

Ah ! Ce qu’il est mignon ce malamute d’Alaska. Il a l’air tellement gentil ! Aimerais-tu ça que je te ramène en ville avec moi ?  Mais non… c’est une blague… tu es fait pour les grands espaces.

Glacier Bay

Aujourd’hui, ce n’est pas une escale au sens propre du terme car nous ne descendons pas à terre, nous naviguons toute la journée dans ce parc national de glaciers avec à bord un ranger qui nous explique tous les phénomènes que nous voyons. Passionnant ! Mais il fait froid… Il nous faut superposer chandail et coupe-vent et porter tuque et mitaines. Sur les ponts, on nous sert de la soupe et du café parfois renforcé d’une ponce d’alcool.

Mais quel spectacle grandiose !  Ce contact changera à jamais ma vision de notre si belle planète. Je suis désormais conscientisée aux effets désastreux des changements climatiques. C’est que… en plus d’être majestueux… ces glaciers sont notre réserve d’eau potable.

Denali

Notre dernière escale, c’est une extension de trois jours en circuit terrestre vers le Parc Denali. Oui… il faut aimer faire de la route. Huit heures de bus pour aller, deux nuitées là-bas, puis huit heures de train pour revenir vers Anchorage. Est-ce que ça vaut la peine me demandez-vous. La réponse est oui, oui, oui.

Perso, un paysage comme celui du Parc Denali, je n’avais jamais vu. Un petit quelque chose des canyons, un petit quelque chose d’une autre planète, une nature grandiose.

Wow !   Juste Wow !

L’extension au Parc Denali achetée auprès du croisiériste comprend une excursion de huit heures dans ce bus jaune à l’intérieur du parc jusque dans la partie où il est interdit de circuler en voiture. Plus ou moins confortable, on avale pas mal de poussière, on mange son petit lunch dans le bus… interdit de sortir avec de la nourriture afin que les animaux sauvages n’associent pas touristes avec nourriture. Mais on s’en fout pour une fois du confort, nous avons vécu une expérience inoubliable… et vu un grizzly passer juste à côté de notre bus… sans même se tourner la tête pour nous regarder.

Si on prend le safari de l’après-midi, on revient au lodge vers 22 h et il fait encore clair comme en plein jour ! C’est l’avantage des contrées nordiques en été.

En complément, quelques infos pratiques

La façon la plus agréable et la plus facile de visiter l’Alaska, c’est la croisière. Les compagnies sont d’ailleurs nombreuses à offrir cette destination, que ce soit Celebrity Cruises, Royal Caribbean, Holland of America, Norwegian Cruise Line ou Princess Cruises, leurs trajets se ressemblent tous. Ils entrent par le passage intérieur, ce long canal étroit entre d’imposantes montagnes. Bonne nouvelle pour les pieds pas très marins, les eaux du canal intérieur sont plutôt tranquilles. Petit hic : les éléments y favorisent le développement du brouillard, parfois si épais qu’il dresse un mur blanc tout autour du bateau et les malheureux croisiéristes n’y voient alors que dalle.

Mais brouillard ou pas, se la couler douce sur un bateau de croisière ajoute un petit plus à la vie. Des membres de l’équipage qui se dévouent pour nous faire plaisir, un steward qui veille sur notre cabine afin qu’elle soit toujours accueillante et garnie de serviettes propres et qui pense à laisser un petit chocolat sur l’oreiller à la fin de la soirée. Des restaurants, des buffets, et des bars, sur un bateau croisière, on mange bien et on boit bien. Il y règne une atmosphère de luxe qui nous donne l’impression de faire partie du jet set.

La plupart des bateaux de croisière naviguent aller et retour entre Vancouver et Seward; on peut choisir la portion sud-nord ou nord-sud. Les croisières de sept jours s’arrêtent généralement à trois ports d’escale et passent une journée dans un parc de glaciers. Il vaut la peine d’investir quelques heures avant le départ pour examiner la liste des excursions offertes à bord afin de bien choisir celles qui correspondent le mieux à nos préférences car, disons-le, elles sont très chères.

À ceux qui nous demanderaient « devrais-je aller en Alaska », nous répondons oui, car c’est un voyage unique en son genre. Le budget ? Prévoir un peu plus de 10 000 $ pour deux personnes pour la croisière, les billets d’avion depuis Montréal, les excursions, les consommations sur le bateau ainsi que les repas non inclus en portion terrestre.

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